Le Gandiolais à travers sa culture, la réserve de faune de Guembeul et le parc national ornithologique de la Langue de Barbarie : JOUR 2

Jour 2 : Transfert et visite de la réserve de faune de Guembeul

Tôt le matin après le petit déjeuner, vous serez transférez dans le Gandiolais. Trajet qui durera environ trois à quatre heures avec une distance de 270 km.

Après midi : visite de la Réserve Spéciale de Faune Geumbeul

Motivations du participant :
- Recherche d'authenticité naturelle et culturelle
- Rencontre avec les peuples
- Découvrir, connaître et acquérir une expérience positive
- Voyager équitable et responsable
- Contribuer à la sauvegarde de la nature et des cultures.

Principales attractions :
- Variété d’espèces d’oiseaux
- Grande concentration de certaines espèces d’oiseaux (ex : les laridés)
- Extraordinaire nid des ombrettes du Sénégal qui peut mesurer parfois 2 mètres de diamètre
- Un des meilleurs endroits pour observer les oiseaux du Sahel
- Ecosystème de savane
- Présence d’espèces menacées (gazelle dama, le singe patas et la tortue sulcata)
- Présence d’espèces rares (l’oryx : antilope)
- Facilité d’accès des zones d'observation
- Calme, isolation et beauté naturelle du site
- Zone humide d’importance internationale (site Ramsar)
- Premier centre d’élevage de la faune sauvage saharo-sahélienne en Afrique subsaharienne
- Important centre pour le suivi de la végétation sahélienne et de la mangrove relictuelle : l’une des plus septentrionales d’Afrique
- L’une des meilleures vitrines d’une bonne politique de mise en défens
- L’un des plus grands sites de nidification des avocettes
- Dispose d’une cuvette constituant l’un des principaux sites de rassemblement de limicoles de la cote ouest africaine
- Guide dynamique et instructif.

Présentation :
Située dans  la zone du Gandiolais à une  douzaine de kilomètres au sud de la ville de Saint-Louis et à l’Est de la route menant à Gandiol, la Réserve Spéciale de Faune de Guembeul (RSFG) est créée le 30 Mai 1983 et se trouve localisée entre 15°75 Nord et 16°20 Ouest, dans une pression profonde.

A sa création seuls huit (08) hectares étaient occupés par les oryx, les gazelles et les  tortues sillonnées. Le 15 mars 2003, la réserve a atteint 720 ha entièrement clôturés d’environ douze kilomètres (12km) dans la communauté rurale de Gandon et mise à la disposition des animaux réintroduits. La réserve fait partie des zones humides d’importance internationale c’est à dire des sites de la convention de Ramsar depuis le 29 octobre 1986.

Elle est limitée à l’est par le village de Guembeung (qui a donné le nom de la réserve de Guembeul par une mauvaise appellation), au sud par le village de Rao peuhl et à l’ouest par la mangrove.

Elle représente non seulement le premier centre d’élevage de la faune sauvage saharo-sahélienne en Afrique sub-saharienne mais demeure également un important centre pour le suivi de  la végétation sahélienne et de la mangrove relictuelle qui est l’une des plus septentrionales d’Afrique et est en majorité composée d’Avicennia.

Les principaux biotopes sont des lagunes et des collines à plantes épineuses et feuilles adjacentes. Ces biotopes avec des eaux saumâtres à salées sont contrôlés par un système de vannes hydrauliques avec en périphérie des savanes à Acacia. Ces dernières ont pu se régénérer grâce à la mise en défens apportée par la clôture périphérique.

Quant à La flore, après 21 ans de conservation, elle est un exemple concret de gestion de la biodiversité. On note la présence de plantes psamophytes (plantes des milieux salés), de plantes halophytes (plantes des milieux humides comme la Salicornia).

Aujourd’hui la végétation de la réserve est dominée par Prosopis juliflora qui semble être l’espèce la plus adaptée dans cette zone sous l’influence de la salinité. Elle joue ainsi un rôle très important dans la lutte contre les érosions éoliennes et hydriques, en fixant le sable.

Trois unités écologiques caractérisent le site :      

1- La cuvette, mondialement reconnue pour sa richesse en avifaune, est  située à l’intérieur de la réserve et abordée par les bandes forestières parallèlement du Nord au Sud.
Elle représente le relais entre le parc national des oiseaux de Djoudj et le parc national de la Langue de Barbarie. C’est une zone de pêche par excellence pour des milliers d’oiseaux. Le coté Ouest de la cuvette  est surtout caractérisée par une végétation de mangrove (Rhizophora), Tamarix senegalensis, d’Acacia radian, Salvadora persica (plante qui soigne les rhumatismes), Euphorbia balzamifera (que les paysans utlisent pour clôturer leurs champs), le Seng, le Kadd, le Baobab, le Prosopis qui comme pour la langue de barbarie, domine toutes les autres espèces.

Par contre à l’autre rive de la cuvette, la végétation est dominée par une forte régénération de baobab (Adansonia digitata). C’est la raison pour laquelle elle constitue l’un des principaux sites de rassemblement de limicoles de la cote ouest africaine entre Avril et juillet. Elle est inondable de Mai à Février.

2- Les îlots de reproduction artificiels, destinés  aux oiseaux migrateurs. Près de 124 espèces d'oiseaux protégées par les conventions de Berne et de Bonn fréquentent la réserve, dont 69 sont des oiseaux d'eau, parmi lesquels :
- Les flamants roses (Phoenicopterus ruber roseus)
- Les limicoles :

  • Avocettes (Recurvirostra avosetta)
  • Barges à queue noire (Limosa limosa)
  • Bécasseaux minute (Calidris minuta)

- Les spatules d’Europe (Platalea leucorodia)
- Les goélands railleur (Larus genei)
- Les pélicans
- Les laridés :

  • Mouettes à tête grise (souvent des mortalités de jeunes mouettes à tête grise sont observées sur ces îlots. Ces  mortalités sont dues aux inflammations par les plantes ce qui peut provoquer une paralysie de celles-ci d’où un manque d’appui pour les envoles des jeunes)
  • Sternes naines
  • Guifettes noires

3- Les enclos réservés aux espèces de la faune en voie de disparition telles que :

  • Les gazelles dama et dorcas dont l’effectif constaté récemment est de vingt (20) individus
  • Les oryx : soit dix huit (18) dénombrés
  • Dans le futur, les autorités comptent faire de Guembeul un centre d’élevage et de réintroduction d’un grand nombre d’oryx, et de toutes les autres espèces d’antilopes en Afrique 
  • La tortue Geochelone sulcata avec un effectif d’environ (20)
  • Les singes rouges appelés Patas (Erythrocebust patas) avec un effectif estimé entre 150 et 200.

Toute cette population précitée est en élevage pour un repeuplement saharo-sahélien.

 

Activités :
Après une distance de 12 km au Sud de Saint-Louis sur la route du Gandiolais nous accéderons à la réserve de Guembeul devenue un oasis pour les espèces animales. Nous pourrons y observer les différentes espèces qu’elle abrite.

Nous y passerons tout l’après midi pour pouvoir bien prendre connaissance de ses lacs peu profonds et buissons épineux. Nous ne manquerons pas de discuter avec les écogardes de Guembeul qui nous enseigneront un peu sur le caractère pédagogique de la RSFG qui s’explique d’une part par beaucoup de visites d’élèves et d’étudiants enregistrées durant l’année scolaire qui s’étend de novembre à juillet. De même des visites d’autorités et de recherche y sont dénombrées.

Nous aurons l’occasion d’observer au-dessus de nos têtes, quelques espèces comme le busard pâle et des volées hurlantes de martinets des maisons et martinets des palmes. Les broussailles environnantes abritent souvent des tchagras à tête noire, agrobates  podobés, agrobates roux et choucadors à queue violette.

D’autres espèces d’oiseaux à savoir les flamants rose et nains (Phoenicopterus roseus et P.minor) sont à observer. Le plumage rose des flamants peut parfois se rapprocher du rouge ou au contraire pâlir pour devenir presque blanc. Cette coloration dépend étroitement de leur régime alimentaire : les flamants (tout comme les ibis rouges) se teintent de rose plus ou moins prononcé grâce aux pigments contenus dans leur nourriture. Ils vivent en colonies nombreuses pouvant réunir plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux. Leur habitat est étroitement lié aux vastes étendues humides, dans les lagunes.

Il y’a aussi de grands cormorans et de spatules blanches européennes et africaines (Phalacrocorax carbo).
La spatule blanche figure parmi les espèces les plus faciles à reconnaître grâce à son plumage blanc et à son bec caractéristique en forme de spatule de cuisine. Les adultes possèdent une huppe et une tache jaune bien marquée sur la poitrine. Le bout des ailes des jeunes oiseaux est noir, le bec est gris rosé.

L’autre espèce à observer aussi est l’ombrette du Sénégal.
Le plus extraordinaire chez cette espèce d’oiseau est l'énorme nid qu'il construit dans les arbres. C'est un nid rond qui mesure parfois plus de deux mètres de diamètre. L'ombrette aménage un couloir d'accès situé dans la partie inférieure du nid et qu'elle cimente avec de la boue ; l'intérieur est tapissé d'herbes, de plumes, de feuilles et parfois même de nids entiers volés aux tisserins. Il est enduit de boue et de vase et pourrait supporter le poids d'un homme ! La nuit et par mauvais temps, le couple va s'y réfugier.

Ce n’est pas seulement tout car d’autres espèces comme des laridés en concentration impressionnantes y sont dénombrées  surtout entre  juin et juillet.
Ces laridés représentent entre autres des mouettes à tête grise, sternes naines dont une colonie existe dans les environs, guifettes noires etc. Des  milliers d’avocettes, de barges à queue noire de chevaliers combattants et bécasseaux créent un beau spectacle avec la couleur de leur plumage  qu’ils dégagent à l’encontre du beau soleil.

Nous découvrirons la gazelle dama mhor qui était entièrement décimée du fait d’une chasse abusive qui fut l’un des aspects qui ont causé l’implantation de la réserve pour tenter de réintroduire cette espèce animalière. Elle est la plus grande et la plus belle des gazelles et est caractéristique des zones de savane sub-saharienne nous pouvons les observer en toute liberté dans la nature.

Nous observerons également de petits mammifères comme les chats sauvages et  les singes rouges appelés patas. C’est un genre de singe facilement observable dans la nature quoique très farouche et difficile d’approche. Ce groupe vient concurrencer les  gazelles en se désaltérant dans les abreuvoirs mis en place et alimentés en eau douce. Cet acte qualifié de "parasitisme" qu’ils manifestent  quotidiennement, leur est en effet indispensable car la cuvette constituant un "chott" d’eau saumâtre, est dépourvue de toute mare.

Nous y trouverons également la tortue géante sillonnée (Geochelone Sulcata) qui est le reptile le plus menacé du Sénégal et celui qui vit le plus longtemps, jusqu'à 150 ans. C’est la plus grosse tortue continentale qui peut atteindre 100 Kg.

Nous prendrons notre dîner sous le somptueux hangar de la réserve et passerons la nuit en bivouac avant de passer à l’étape suivante le lendemain qui constituera la visite du village de Tassinére.

 

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Programme détaillé

6 jours / 5 nuits - Dakar / Dakar

Jour 1 : Arrivée à Dakar
Jour 2 : Visite de la réserve de faune de Guembeul
Jour 3 : Visite de Tassinère, un village paradisiaque
Jour 4 : Immersion au cœur du quotidien des villageois
Jour 5 : Parc national aux oiseaux et ville de Saint-Louis
Jour 6 : Départ de Dakar
La destination que nous vous proposons ne s'explique pas.
Elle se vit, elle se respire, elle s'observe, elle s'écoute et elle
se découvre
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