Farniente de nature entre océan et lagune de Somone : JOUR 4

Jour 4 : Randonnée pédestre dans la réserve naturelle de Popenguine

Motivations du participant :
- Recherche d’authenticité naturelle et culturelle
- Recherche de nouvelles connaissances
- Recherche des bienfaits de la marche :
      . être bien dans son corps, parce qu’elle fait travailler nos muscles et notre système cardio-pulmonaire tout
        en douceur
      . être bien dans sa tête, parce qu’elle efface le stress cumulé
      . être bien ensemble, parce qu’elle crée des instants de convivialité et d'échanges, trop souvent absents
- Découverte d'une nouvelle expérience de développement durable par les femmes selon les principes de mères de famille
- Voyager équitable et responsable
- Rencontre avec les peuples

Principales attractions :
- Guide dynamique et instructif
- Randonnée pédestre
- Rencontre avec des populations locales
- Site classé réserve naturelle
- Panorama exceptionnel au sommet du Cap de Naze, le point culminant de la Petite Côte avec une hauteur de 74 m   
- Milieu calme, isolé d’une beauté naturelle, côte rocheuse et savane soudano-sahélienne, avec une facilité d’accès des zones d’observation par la présence de sentiers battus
- Découverte de sites religieux et sacrés
- Présence de faune facile à voir

Présentation :

Les mères-nature de Kër Cupaam

Au Sénégal, l'un des plus importants collectifs féminins d'Afrique réinvente l'écologie en gérant une réserve naturelle et les terroirs villageois périphériques en mères de famille

Historique :
Popenguine aurait été créé depuis plus de trois siècles par des Socés (Mandingues). D’aucuns affirment que le nom du village viendrait de "pop" et de "nguine" qui signifient "venir se cacher". D’après une autre version le nom de ce village viendrait de "Fop a kin", nom Sérère qui signifie "là où on attache les gens". En réalité, c’était un lieu d’embarquement des esclaves. Une référence sans doute aux falaises et collines qui servaient de refuges aux populations lors des guerres tribales. D'autres parlent d'une origine wolof du nom, qui viendrait alors de "bopp" et de "jinn", c'est à dire "le visage du génie", en l'occurrence celui de Coumba Cupaam, djinn protectrice du village.

En 1986, Popenguine s’est vue doté d’une réserve naturelle. Elle est restée jusqu’à une date récente la dernière née du réseau sénégalais de parcs et réserves chargés d’assurer la pérennité du patrimoine naturel vivant.

Pourtant l’histoire de cet espace consacré en aire protégée apparaît plus ancienne puisqu’il a en réalité bénéficié d'un statut de forêt classé pendant cinquante ans, de 1936 à 1986. L'actuelle réserve naturelle de Popenguine est donc une création de substitution.

Deux ans après la création de la réserve naturelle de Popenguine c'est-à-dire en 1988, une organisation féminine s'est spontanément constituée pour contribuer de manière bénévole à la réalisation des objectifs de conservation. Cette attitude inédite amorcera dès lors une expérience de collaboration entre un service technique de l'Etat, les Parcs nationaux et une organisation locale opérant dans le domaine spécifique de la conservation afin de restaurer la biodiversité d'un espace qui se trouve en état de dégradation. Le fait que des femmes rurales sans formation technique ni disposition environnementale spéciale initient le mouvement constitue un exemple.

La reconquête de la végétation à laquelle elles ont largement contribué s'est accompagnée d'un retour de la faune. Les oiseaux ont été les premiers à réinvestir tous les milieux, des antilopes ont fait leur réapparition tandis que le nombre grandissant des petits carnivores indique que la microfaune est désormais abondante et diversifiée.

Le site :
La Réserve Naturelle de Popenguine ou l'Espace Naturel Communautaire Kër Cupaam en abrégé Kër Cupaam du nom du génie féminin local qui dit-on veille sur les lieux, est composée d'une partie continentale de 10 km2 et une partie marine, sur un demi mille (925 m) vers le large. C'est donc une Réserve à la fois continentale et marine.

Elle est constituée principalement par une savane soudano-sahélienne. Les petits marigots temporaires s’écoulent dans une lagune isolée de l’océan par une digue. A l’ouest de la réserve, les falaises rocheuses surplombant la plage océanique offrent de magnifiques paysages.
Avec une superficie de plus de 1 000 hectares, cette réserve jouit d'un statut spécial car elle est cogérée par la Direction des Parcs Nationaux et les populations locales.

Les espèces végétales dominantes sont surtout Acacia senegal, Acacia raddiana et dans une moindre mesure Adansonia digitata, Zizyphus mauritiana, Boscia senegalensis et Combretum micranthum.

La faune s’est reconstituée, et on a vu la réapparition de 195 espèces d’oiseaux (dont Le rollier à ventre bleu, Coracias cyanogaster), les guibs harnachés, les sylvicapres de grimm, les porcs-épics, les callitriches, les chacals à flancs rayés, les mangoustes, les civettes, etc.

C'est cette réserve que nous vous proposons de visiter à pied à travers les sentiers battus.

 

Pour plus d'infos et d'images, voir La réserve naturelle de Popenguine

Activités :
A l'arrivée, très tôt le matin, nous rencontrerons et discuterons avec les dames nature de Popenguine sur leur organisation et leur travail. En leur compagnie nous visiterons le siège social et le campement Kër Cupaam, les pépinières, etc...avant de nous acquitter des droits d'entrée pour la visite à pied de la réserve.

Nous emprunterons la colline à travers le sentier aménagé pour rejoindre Cap de Naze, le point culminant de la Petite Côte avec une hauteur de 74m.

En cours de route nous observerons la mare aménagée pour recueillir de l'eau avec l'aide de l'USAID. Dès fois de très fortes nappes de sable s'y déposent, entraînant l'assèchement de cette mare. Il faudra alors effectuer un curage pour que l'eau y stagne de nouveau. Quand il y a de l'eau, on y trouve des colonies d'oiseaux.

Des vannes ont été aménagées dans la réserve pour permettre le passage de l’eau en marée haute mais elles n’ont jamais fonctionné du fait du sable qui les a bouchées.

Il existe dans la réserve des diguettes anti-érosives pour atténuer la célérité de l’érosion des roches par les ruissellements d’eau comme l’eau de pluie.

Nous nous intéresserons aux falaises rocheuses surplombant la plage océanique et qui offrent de magnifiques paysages.

Au sommet de la colline, nous pouvons voir un lieu où il était écrit : Evelyne BLE pour rappeler le séjour pour des chantiers écosolidaires des élèves de différentes écoles agricoles françaises avec les écogardes de Popenguine en 2000.

Le plateau du Cap de Naze est le sommet de la colline à 74m. On parle souvent du panorama de la Cap de Naze qui permet d’apercevoir Dakar, Rufisque, Bargny etc. si la marée est basse.

Les canons du Cap de Naze détiennent des socles. C’était pour empêcher un débarquement inopportun avant l’indépendance compte tenu des deux courants qui divisaient la métropole dans leur colonie.

On dit aussi que beaucoup de chèvres qui s’échappaient des villages venaient se réfugier dans cette forêt du Cap de Naze. Les jeunes des villages environnants venaient alors à la veille des fêtes pour chasser ces chèvres. Un écrivain du Nom de Sada NDIAYE, après avoir séjourné dans ce vestige a sorti un livre : Le Cap des Chèvres.

Nous trouverons également au Cap de Naze les ruines d'une église et le bunker datant de la seconde guerre mondiale, son panorama d’où l’on peut apercevoir tous les huit villages qui forment Popenguine et les territoires communautaires. Il y’a une partie du site où on aperçoit Guéro et en arrière plan la lagune de la Somone.

Après la visite du Cap de Naze, nous descendrons du sommet de la grande colline pour aller vers le village de Guéréo.

Nous admirerons le paysage soudano-sahélienne et éventuellement la faune qui y réside.

Toujours dans la réserve, nous nous arrêterons au lieu où le Saint homme Oumar Foutiyou Tall avait prié. Ce lieu est actuellement aménagé avec des pierres pour le délimiter avec précision. Des gens s’y recueillent souvent.

Nous traverserons une diguette ou digue filtrante creusée par les volontaires avec l’aide du GRAST. L’eau passe mais le sable et les alluvions restent. Cette diguette sert en même temps de pont.

Arrivés à Guéréo, nous rencontrerons et échangerons avec les populations locales. Nous passerons chez la présidente de groupement des femmes descendante de la famille gérante du puits sacré que nous aurons d’ailleurs à visiter.

Nous observerons un moment de pause pour prendre le déjeuner chez la présidente.

Nous découvrirons ensuite le Marigot des Hyènes dans le quartier de Ndoss toujours dans Guéréo. C’est un point d’eau pérenne. En saison sèche, quand d’autres marigots s’assèchent, les hyènes s’y retrouvent pour s’abreuver dans cette eau saumâtre aussi appelé marigot de Mbuux.

Nous nous rendrons au puits sacré appelé Ténou Bakhba, puits qui ne tarit jamais. D’ailleurs, d’après l’adage, il est relié à la mer mais c’est une eau douce. Pour bénir une pirogue ou un filet de pêche, une femme issue de cette famille vient en compagnie d’autres femmes au puits chercher de cette eau dans une calebasse. Après, avant de mettre la calebasse au dessus de sa tête, elle met des feuilles appelées Ndénatt. Et tout en chantant, elle s’en retourne pour aller procéder à la bénédiction.

Nous visiterons aussi Mboudaye et constaterons le traitement du poisson par les femmes. Avec un peu de chance, on peut avoir le plaisir d’assister à une sortie du filet, à la traversée de la barre ou au débarquement de quelques pirogues de retour de la haute mer.

Enfin, nous rejoindrons notre lieu d'hébergement de Sorong par la réserve de Somone après 8 km de marche durant la journée. Nous prendrons notre dîner et passerons la nuit à l'hôtel.

 

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Programme détaillé

8 jours / 7 nuits - Dakar / Dakar

Jour 1 : Arrivée à Dakar et transfert à Somone
Jours 2-3 : Repos et détente entre océan et lagune
Jour 4 : Randonnée pédestre dans la réserve naturelle
Jours 5-6-7 : Repos et détente entre océan et lagune
Jour 8 : Réserve animalière de Bandia et fin de séjour
La destination que nous vous proposons ne s'explique pas.
Elle se vit, elle se respire, elle s'observe, elle s'écoute et elle
se découvre
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