Le Djoudj par le refuge naturel des millions d'oiseaux migrateurs et le fabuleux patrimoine culturel des communautés d’accueil

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Le parc national des oiseaux du Djoudj est situé entièrement dans l'écosystème deltaïque du fleuve Sénégal à 60 km au Nord de la ville de Saint-Louis. Il est le premier refuge humide, un immense réservoir de nourriture et une garantie de sécurité pour les oiseaux migrateurs après leur traversée du désert du Sahara. Ces oiseaux viennent de tout l’Ouest de l’ensemble Asie-Europe-Afrique, et même de la Russie. Considéré parmi les tous premiers sites ornithologiques mondiaux pour la diversité et le nombre d’oiseaux, le Djoudj a obtenu plusieurs reconnaissances internationales. Créé en 1971, agrandi en 1975, le parc du Djoudj a été classé en 1980 zone humide d'importance internationale selon la convention de Ramsar, puis inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981. Il est également inclus dans la réserve de biosphère transfrontalière du bas delta du fleuve Sénégal ajoutée en 2005 au réseau mondial du Programme l’Homme et la Biosphère (MAB) de l’Unesco. Une importante station biologique est implantée au cœur du parc pour l'étude des oiseaux en Afrique de l'Ouest.
Le Djoudj est un site naturel exceptionnel qui englobe, sur 16000 ha, une partie du fleuve Sénégal, avec de nombreux canaux, criques, lacs, bassins, marécages et bouquets de roseaux, ainsi que les zones environnantes de savane boisée. Cet endroit est l'une des rares contrées vertes du Sahel. Chaque année, environ 3 millions d'oiseaux transitent par le parc où près de 400 espèces ont été dénombrées, en particulier le flamant rose, le pélican blanc, quatre espèces d'aigrettes, l'oie de Gambie et le héron cendré. Les canards sont nombreux (souchets, pilets, sarcelles, etc.). On peut aussi observer des grands cormorans, des martins-pêcheurs ou des balbuzards. Parmi les oiseaux en voie de disparition, une espèce dite phragmite aquatique vient nicher au Djoudj. On la retrouve principalement en Russie, en Biélorussie et en Pologne. L'envol de milliers d'oiseaux est un spectacle que l'on ne peut oublier. C’est dans ce paradis des oiseaux migrateurs que vous découvrirez du haut des miradors le Grand Lac, refuge de milliers de canards (sarcelles d’été, canards pilets, canards souchets) et flamants roses. L'approche la plus spectaculaire vous mènera, à bord d’une pirogue, vers le nichoir pour côtoyer d’immenses concentrations de pélicans. Curiosité et patience vous offriront aussi une communication secrète avec la vie sauvage du Djoudj : crocodiles, varans, pythons, chacals, singes rouges et phacochères se laisseront surprendre dans cet espace paisible préservé.
Dans la périphérie du parc, vous irez à la découverte du fabuleux patrimoine culturel des communautés d’accueil à travers les activités artisanales des ethnies wolof, maure et peule : la fabrication des tissus et les activités des forgerons chez les wolofs ; la fabrication des colliers, le tannage traditionnel des peaux, le tissage traditionnel des nattes et la pratique du henné chez les femmes maures ; l’élevage au cœur de l’économie et de la culture peule. Les populations locales sont bien intégrées à la vie du parc et aux contraintes qui y sont liées. Elles constituent des partenaires solidaires du parc bénéficiant d’avantages économiques tels que l’installation d’une boutique artisanale et d’un écomusée au sein du poste de commandement du parc, la constitution d’un corps d’écogardes et d’écoguides, les balades en pirogue, l’exploitation d’un campement touristique, etc.
Durant tout votre séjour au Djoudj vous serez logé au campement Njagabaar situé au village de Diadiem III à 800 m de l’entrée du parc. Un réceptif qui appartient aux villageois et géré par eux-mêmes.
Vous ne manquerez pas aussi de visiter la réserve de faune de Guembeul durant votre séjour au Nord du pays. Cette réserve, une autre merveille du delta du fleuve Sénégal, est le premier centre d’élevage de la faune sauvage saharo-sahélienne en Afrique sub-saharienne mais également l’un des sites les plus importants de rassemblement de limicoles de la côte Ouest africaine et l'un des meilleurs endroits pour observer les oiseaux du Sahel. Vous ne terminerez pas votre voyage sans aller à la découverte de la cité historique de Saint-Louis du Sénégal, de son histoire, de sa culture, sur les traces de Mermoz et de l'aéropostale.
Vous déciderez de la durée de votre séjour en pays gandiolais en fonction de l'intérêt que vous porterez aux activités et découvertes que nous proposons ci-après et du devis qui vous sera fourni.

 

Les motivations du participant et les principales attractions du séjour

Vous serez hébergés au campement Njagabaar situé au village de Diadiem III au bord d’un marigot à 800 m de l’entrée du parc national des oiseaux du Djoudj. Il est exploité par les villageois de la périphérie du parc. Vous apprécierez l'accueil chaleureux du personnel local et la bonne ambiance africaine qui favorisent les échanges et les discussions entre les cultures. Vous vous sentirez comme chez vous, les rapports simples et vrais au milieu de gens sans fioritures, avec en toile de fond permanente les valeurs premières que sont le respect de l’homme et de la nature. Le campement Njagabaar présente une architecture qui s'intègre bien à son environnement. Il est constitué de cases bungalows avec dans chacune un WC, une douche, 1 lit double avec moustiquaire, un ventilo et autres équipements sommaires. L’électricité est d’origine solaire. Le réceptif dispose d’un restaurant. La nourriture et la boisson sont locales et très délicieuses. Les nuits africaines sont fabuleuses et pleines de vies. Le marigot se trouvant devant les cases vous réveillera de bon matin, de son brouhaha de roucoulements, de cris, de sifflets, de sauts de poissons chats et de gargarismes amphibiens.
C’est à partir de ce campement Njagabaar que vous irez à la découverte du refuge naturel des millions d'oiseaux migrateurs du Djoudj et du fabuleux patrimoine culturel des communautés de la périphérie.

Découverte du Grand Lac, refuge de milliers de flamants roses et canards
Durée
: 1/2 journée
Date : De Novembre à Avril
Après le petit déjeuner vous irez en charrette ou en véhicule ou en V.T.T loués par les villageois vers le Grand Lac situé à 14 km du poste de commandement (PC). L’hydrographie du parc du Djoudj est un système complexe formé par une série de lacs et marais reliés entre eux. Les lacs forment la grande cuvette de Djoudj. Le Grand Lac qui fait 4,5 km de long et 2,3 km de large est le réservoir le plus important du système (5 500 ha de superficie). Il est le lieu d’hivernage de centaines de milliers d’oiseaux migrateurs qui quittent l’Europe pour passer l’hiver à Djoudj et après rentrent pour nicher. Vous serez accompagnés d’un écoguide spécialisé en ornithologie et originaire d’un village périphérique du parc. Il vous guidera jusqu’au secteur du Grand Lac afin d’observer une concentration très importante de canards (sarcelles d’été, canards pilet, canards souchet) et de flamants roses. Vous admirerez également les oies d’Egypte et éperons, les grues couronnés, les spatules, les avocettes, les combattants, etc. Pendant la saison des pluies les espèces afro tropicales telles que les grues couronnés, les canards, les oies d’Egypte et éperons nichent au Grand Lac. Un grand oiseau rare appelé outarde peut être observé pendant toute l’année. Aussi, parmi les oiseaux terrestres vous verrez le courvite isabelle et le ganga.
Munis de jumelles ou de télescopes, vous monterez et resterez sur les miradors pour admirer en toute tranquillité et facilité l’avifaune. Vous ne vous lasserez jamais de rester sur les miradors qui offrent une belle vue sur le gracieux survole de différentes espèces d’oiseaux. Dans ce secteur du Djoudj, le temps est indéterminé pour savourer les merveilles de la nature en profitant du spectacle unique que le Grand Lac vous offre. Après la visite du Grand Lac vous pourrez faire une pause au mirador du lac de Khar.

Découverte en pirogue du fabuleux spectacle du nichoir des pélicans
Durée : 1/2 journée
Date : De Novembre à Avril
Vous quitterez le campement en direction de l’embarcadère, situé à sept kilomètres de l’entrée du parc où vous partirez en pirogue et en compagnie d’un écoguide expert en ornithologie à la découverte du plus important point d’attraction touristique : le marigot de Djoudj. Le marigot abrite l’îlot de reproduction ou le nichoir des pélicans qui nichent chaque année entre le mois de Novembre et Avril. L’éclosion se déroule en décembre et l’élevage continu jusqu’en avril. Environ 7000 couples nicheurs dans l’ilot de reproduction donnent naissance chaque année à plus de 5000 bébés pélicans. Le nichoir des pélicans offre aux visiteurs un fabuleux spectacle. Vous aurez le privilège d’apercevoir aussi les varans et les crocodiles du Nil évoluant à proximité du nichoir sur les berges du fleuve. Vous observerez également durant l’excursion le vol des canards, la pêche des pélicans et des cormorans ainsi que d’autres espèces comme les hérons, spatules et les rapaces. La balade en pirogue ne doit jamais être ratée, car elle suscite passion, surprise, car on découvre ici les merveilles de la faune ailée.
Sur le chemin du retour vous ferez une halte à la sortie du parc pour découvrir l’écomusée ou il y a l’exposition et les explications sur les ressources naturelles du delta du fleuve Sénégal. Vous visiterez aussi le Boutik-bi qui expose et propose à la vente des produits artisanaux fabriqués localement par les femmes de la périphérie.

Découverte de Gainthe, refuge des mammifères et des reptiles du parc, lieu de ramassage des perles
Durée : 1/2 journée
Date : De Novembre à Avril
Une excursion de 6 km du poste de commandement (PC) que vous effectuerez en charrette ou en VTT ou en véhicule. Le secteur de Gainthe, traversé par une piste, est un itinéraire très intéressant pour les visiteurs. C’est le lieu privilégié d’observation des singes rouges ou Patas, des chacals, des pythons et des phacochères présents en grand nombre. C’est là également que vous découvrirez sur les vastes étendues de sable des traces d’anciennes habitations, de poteries et des perles. Ces dernières sont toujours ramassées par les femmes pour la confection des colliers que vous pourrez trouver en vente à la boutique artisanale "Boutikbi" des habitants de la périphérie du parc.

Découverte de l’artisanat de l’ethnie wolof des villages de Débi et Tiguet : fabrication des tissus et activités des forgerons ou maîtres du feu
Durée
: 1 journée
Date
: Toute l'année
Vous découvrirez le village de Débi qui se trouve à environ 15 km de l’entrée du parc. Village de tradition wolof créé vers 1508, Débi avait été déplacé plusieurs fois avant d’occuper son emplacement actuel. L’importance économique du Djoudj, cuvette de cueillette du nénuphar, de pêche, d’élevage avait depuis longtemps poussé différentes populations à s’installer. Aujourd’hui, la principale activité est la riziculture comme le prouve la présence d’une petite usine de transformation du riz que vous visiterez et qui se trouve entre le village de Débi et le tout proche village de Tiguet. Grâce au barrage de Diama maintenant il est possible d’avoir deux récoltes annuelles de riz. Vous découvrirez à Debi la production artisanale des tissus qui sont vendus à la boutique touristique à l’entrée du parc (Boutik-bi). L’activité de couture représente le cœur de l’artisanat de Débi : les tissus sont teints et tannés avec de la cire pour créer des motifs et des dessins artistiques. Les teintures utilisées sont des pigments naturels extraits des plantes que l’on trouve dans le parc. A Tiguet, un autre village wolof situé à côté du village de Débi, vous découvrirez également l’artisanat produit par la caste traditionnelle des forgerons. Débi et Tiguet constituent les seuls villages wolofs de la périphérie du parc de Djoudj.

Découverte de la fabrication des colliers et du tannage traditionnel des peaux par les femmes maures du village de Rone
Durée
: 1/2 journée
Date
: Toute l'année
Vous découvrirez le village de Rone localisé au sud du parc à environ 5 km de l’entrée. Le village d’ethnie maure fut créé en 1809. Il est le seul village périphérique du parc de Djoudj qui n’a jamais été déplacé. Dans le passé, les principales activités étaient celles liées à la vocation nomade de l’ethnie, donc le commerce et l’élevage. Aujourd’hui, à côté des activités traditionnelles, on y exerce la pêche, l’agriculture et parfois la cueillette du nénuphar. Vous découvrirez les activités des femmes du village. La collecte des perles et la fabrication des colliers qui sont vendus à la boutique touristique à l’entrée du parc (Boutik-bi) restent parmi les activités traditionnelles favorites des femmes de Rone. Vous découvrirez aussi le tannage des peaux qui constitue également une autre activité traditionnelle très importante pratiquée dans le village.
Le tannage est une activité exclusivement réservée aux femmes maures. Les peaux utilisées sont obtenues soit par achat, soit par don. Les femmes parcourent les marchés pour acheter des peaux, ou bien font du porte à porte lors des fêtes religieuses pour collecter des peaux. Il s’agit de peaux de mouton, vache, ou de chèvre, surtout de la peau de mouton du fait de sa solidité et de sa souplesse. Contrairement au tissage qui regroupe plusieurs personnes, le tannage est une activité qui se pratique de manière individuelle ; et le processus peut durer plusieurs jours. Les peaux sont d’abord trempées dans des bassins contenant de l’eau de la chaux pendant 4 jours pour enlever les poils, puis les peaux sont retrempées dans de l’eau avec de la poudre de Never die pour les adoucir et enlever les restes de graisses et de chair ; ensuite pendant 3 jours, elles sont plongées dans de l’eau contenant du son et du fumier pour les rendre plus lisses. Finalement les peaux sont nettoyées et séchées au soleil pendant 2 jours avant d’être commercialisées. La ville de Dakar est le principal marché d’écoulement des peaux tannées venant des villages du parc. Plusieurs produits sont fabriqués avec des peaux tannées : tambours, ceintures, chaussures, porte pipe, oreillers, nappes, fils de tissage.

Découverte du tissage traditionnel des nattes par les femmes maures du village de Diadem III
Durée
: 1/2 journée
Date
: De Juillet à Août
Situé à 800 m de l’entrée du parc de Djoudj, Diadem III, est le plus ancien des trois villages appelés Diadem. Le village de tradition maure fut créé en 1461. A l’époque de la fondation, et jusqu’en 1964, il s’agissait d’une communauté nomade qui habitait les traditionnelles haima et qui passait la saison des pluies à Gainthe (pour la cueillette du nénuphar et la pêche) et une partie de saison sèche de l’autre côté du fleuve Sénégal. Quand le village fut déplacé, l’emplacement actuel fut choisi car il y avait un puits. Aujourd’hui, parmi les activités pratiquées par les hommes on signale la pêche, la culture du riz et l’élevage. Parmi les activités féminines vous découvrirez le tissage des nattes qui occupe une place importante.
Le tissage des nattes est une activité saisonnière très anciennement pratiquée dans le village. Il fait vivre bon nombre de personnes. C’est une activité exclusivement réservée aux femmes. Le tissage se fait avec des plantes aquatiques que les femmes vont cueillir aux bords du fleuve ou au niveau du parc. Il s’agit du sporobolus, du typha et du "tagg". Le sporobolus se tisse avec des lanières de peau, le typha avec des fils de corde en nylon. Le typha et le "tagg" sont séchés au soleil avant utilisation ; quant au sporobolus, il ne nécessite aucun traitement. Le tissage se pratique dans des ateliers sommaires appelés "tuisers" et créés à l’occasion par les femmes. Pour le sporobolus, les femmes se mettent en groupe, s’alignent tout au long de la natte et travaillent manuellement en chaîne. Les ateliers sont toujours animés et le tissage d’une seule natte peut durer plusieurs semaines. Traditionnellement la confection des nattes était destinée à l’usage domestique pour tapisser et décorer les maisons, actuellement le tissage est devenu une activité de survie dont les produits sont destinés entièrement à la commercialisation.

Découverte au village de Diadem III des secrets de la beauté de la femme maure à travers la pratique du henné
Durée
: 1/2 journée
Date
: Toute l'année
A Diadem III, un village de tradition maure situé à 800 m de l’entrée du parc national des oiseaux de Djoudj, il vous sera offert l’occasion de découvrir et d’apprécier les femmes maures qui détiennent les secrets de la beauté à travers leurs pratiques telles que le henné, un art traditionnel. Cette pratique, qui consiste à embellir ses mains et ses pieds avec des dessins et des motifs très élaborés en couleur rouge ou noir, est une véritable expression de beauté et de séduction. Le henné traduit également l’importance et l’élégance féminine pour les maures ; elles se feront du plaisir à partager cette pratique considérée comme l’une des plus traditionnelles que leur ont léguée leurs ancêtres. Grâce à la présence des touristes, cette activité est devenue rémunératrice pour les femmes maures de la périphérie du parc du Djoudj, par leurs prestations offertes aux visiteurs.

Découverte de l’élevage, cœur de l’économie et de la culture peule du village de Fourarate
Durée
: 1/2 journée
Date
: Toute l'année
Vous découvrirez le village de Fourarate situé à une trentaine de kilomètres de l’entrée du parc, dans le secteur du Crocodile. Fourarate est le seul village peul de la périphérie du parc du Djoudj. Il a été créé par Samodi Birame de Djoloff et installé au début à Ndiawdoun vers les années cinquante. A l’époque les peuls avaient commencé à s’installer là bas car c’était un lieu propice au pâturage : il y avait beaucoup d’arbres. Par conséquent, dans un premier moment, un petit village composé de quatre familles a été crée.
Le troupeau, cœur de l’économie et de la culture peule, représente la fierté, détermine la dot du mariage (tangue en langue pulaar) ; il est aussi signe de richesse. Selon la répartition traditionnelle du travail les femmes s’occupent de la traite de vaches et de transformation du lait tandis que les hommes sont chargés de l’élevage des troupeaux. La pratique de l’élevage a favorisé, depuis toujours, la pratique d’un artisanat technique, fonctionnel à cette activité. Des plats en bois, des couvercles de paille tressée, finement travaillée, qu’on utilise pour la traite et pour la production du beurre et des chapeaux en paille tressée en sont des exemples.
En plus de l’activité traditionnelle de l’élevage, la sédentarisation a facilité le développement de nouvelles activités économiques comme la riziculture.

Visite de la réserve spéciale de faune de Guembeul
Durée
: 1/2 journée
Date
: Toute l'année
La réserve spéciale de faune de Geumbeul est située en pays gandiolais à 15 kilomètres du campement Héron cendré. D'une superficie de 720 ha, elle est constituée de lagunes, de marécages et d'une forêt sèche. La réserve de Guembeul est un site faisant partie de ceux de la convention de Ramsar (zone humide d'importance internationale) depuis 1986. Elle est incluse dans la réserve de biosphère transfrontalière du delta du fleuve Sénégal. Vous admirerez ce milieu naturel très calme, d’une beauté incontestable et d’une diversité d’espèces de faune et de flore de par ses unités écologiques (la cuvette, les îlots de reproduction et les enclos).
La cuvette, mondialement reconnue pour sa richesse en avifaune, est située à l’intérieur de la réserve et abordée par les bandes forestières parallèlement du Nord au Sud. Elle représente le relais entre le parc national des oiseaux de Djoudj et le parc national de la Langue de Barbarie. C’est une zone de pêche par excellence pour des milliers d’oiseaux. Le côté Ouest de la cuvette est surtout caractérisée par une végétation de mangrove (Rhizophora), Tamarix senegalensis, d’Acacia radian, Salvadora persica (plante qui soigne le rhumatisme), Euphorbia balzamifera (que les paysans utilisent pour clôturer leurs champs), le Seng, le Kadd, le Baobab, le Prosopis qui comme pour la Langue de Barbarie, domine toutes les autres espèces. Par contre à l’autre rive de la cuvette, la végétation est dominée par une forte régénération de baobab. C’est la raison pour laquelle elle constitue l’un des principaux sites de rassemblement de limicoles de la côte Ouest africaine.
Les îlots de reproduction des oiseaux migrateurs rendent le site attrayant pour observer facilement une grande concentration d'oiseaux. Près de 124 sur les 200 espèces d'oiseaux qui fréquentent la réserve sont protégées par les conventions de Berne et de Bonn, dont 69 sont des oiseaux d'eau, parmi lesquels : les flamants roses, les limicoles (avocettes, barges à queue noire, bécasseaux minute, etc.), les spatules d’Europe, les goélands railleurs, les pélicans, les laridés (mouettes à tête grise, sternes naines, guifettes noires, etc.).
Les enclos sont réservés aux espèces de la faune menacées telles que les gazelles dama, les oryx, les singes rouges appelés patas, la tortue goechelone sulcata. La réserve est le premier centre d’élevage de la faune sauvage saharo-sahélienne en Afrique sub-saharienne mais également un important centre pour le suivi de la végétation sahélienne et de la mangrove relictuelle : l’une des plus septentrionales d’Afrique.

Visite de Saint-Louis du Sénégal, une cité magique
Durée
: 1 journée
Date
: Toute l'année
Ville accueillante et chaleureuse, première capitale de l'Afrique Occidentale Française, l'histoire de Saint-Louis se confond avec celle de la colonisation. Considérée comme la vitrine de la France en Afrique, elle fut érigée commune de plein exercice et jouissait ainsi d'un statut particulier. Aujourd'hui, cette cité magique a hérité d'un patrimoine architectural unique : ses maisons ornées de balcons de bois ouvragé, le palais de la gouvernance dont l'architecture rappelle qu'il fut un fort, la très symbolique place Faidherbe ainsi que le pont métallique du même nom, l'ancien conseil colonial, l'hôtel de ville et la maison des sœurs en sont de parfaites illustrations. Pour comprendre les différentes péripéties qui ont rythmé l'histoire de Saint-Louis, désormais inscrite par l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité, vous visiterez la ville en calèche, en voiture ou à pied. Un détour au quartier des pêcheurs vous mènera vers les chantiers locaux de construction de pirogues aux abords du fleuve, le marché de Guet Ndar, le cimetière à l'aspect pittoresque, etc.

 

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