PHACOCHERES, CHACALS, GRANDES OUTARDES, PYTHONS... Ces trésors cachés du parc de Djoudj


 PHACOCHERES, CHACALS, GRANDES OUTARDES, PYTHONS... Ces trésors cachés du parc de DjoudjLe parc national de Djoudji est riche d’un million d'hirondelles, de 25 mille oiseaux appelés Hérons Bihoreau, entre autres. Les touristes qui visitent le parc de Djoudj passent à côté de certaines de ses richesses inestimables. Par manque de temps. Ou pour insuffisance d'informations. Dans tous les cas, des phacochères, des chacals, de grandes outardes peuplent le plus célèbre des parcs d'oiseaux du Sénégal. D'où le cri de cœur de ses responsables pour une meilleure vulgarisation de l'ensemble des richesses de Djoudj.

Même pour les habitués des lieux, visiter le parc national de Djoudj réserve toujours des surprises. Généralement, les touristes viennent pour quelques heures, et prennent la pirogue pour découvrir les flamants roses. Alors que le parc, classé patrimoine mondial de l'Unesco, regorge d'autres merveilles du monde. Près de mille phacochères et cent crocodiles sont cachés dans les différents endroits de Djoudj. Il y a également des mangoustes, des pythons et des chacals. Sans compter un million d'hirondelles, 25 mille oiseaux appelés Hérons Bihoreau et six grandes outardes. Ces dernières sont devenues des espèces vulnérables. Elles sont prisées par les touristes. Selon l'éco-guide, Idrissa Ndiaye, des touristes anglais viennent spécialement à Djoudj pour regarder cette espèce dont l'arrivée à Djoudj ne date que depuis trois ans. Elle pèse 12 à 13 kg et sa viande est très prisée, notamment par les princes du Golfe qui lui trouvent des vertus thérapeutiques. C'est l'ensemble de cette faune que les responsables du parc national des oiseaux de Djoudj veulent faire visiter les touristes. Ce qui pourrait, selon le colonel Ibrahima Diop, responsable du parc, « booster le tourisme au bénéfice de Djoudj ». Il en appelle aux syndicats du tourisme pour faire la promotion de ces espèces. Pour cela, indique le colonel Diop, il faudra que les touristes qui viennent ne fassent pas seulement quelques heures dans le parc mais au moins vingt heures pour pouvoir visiter tous les lieux du Parc. Il s'agit du Grand lac, du Petit lac et du lac de Gainth. Des nichoirs en voie de dégradation Le colonel Ibrahima Diop demande également la réhabilitation de l'habitat des oiseaux qui est devenu défectueux. L'une des conséquences de la dégradation de l'habitat, c'est la perte de nourriture. Il y a également les nichoirs des pélicans à refaire. Cette demande a été transmise, selon le colonel, au ministre de l'Environnement, Mor Ngom, qui était en visite à Djoudj.

Le ministre a promis de satisfaire cette demande qui est vitale pour le parc. D'ailleurs, il est prévu jusqu'à un milliard de francs Cfa pour la réhabilitation de l'habitat des oiseaux. Un projet de clôture de l'ensemble du parc est dans les tiroirs des autorités qui veulent savoir exactement les frontières. Cette clôture va coûter jusqu'à trois milliards de nos francs. Pour une meilleure promotion du tourisme, le colonel Ibrahima Diop réclame Internet. « Nous n'avons pas de site Internet parce que Djoudj n'est pas couvert par le réseau Internet. Alors que cela nous aurait permis de diffuser des informations sur le parc en direction des touristes qui viennent de l'étranger », fait-il savoir. Même l'eau courante est absente de ce parc, classé patrimoine mondial par l'Unesco. « Nous avons une citerne qui va puiser l'eau courante à Saint-Louis parce que nous n'avons pas de robinet », déplore M. Diop. Pourtant, le parc national de Djoudj accueille entre 13 mille et 14 mille touristes par an. Il regorge deux millions d'oiseaux qui viennent de partout dans le monde. Il y en a qui viennent de la Russie, faisant jusqu'à 15 mille km de vol. « Certains sont guidés par le paysage, les étoiles, le soleil, l'odeur des montagnes », explique Idrissa Ndiaye, ajoutant que ces oiseaux font des mouvements de vols réguliers et cycliques. D'autres sont guidés par le champ magnétique parce qu'ils disposent au niveau de leur bec du magnétisme qui facilite leur déplacement. Pour arriver à Djoudji, ils empruntent plusieurs voies : la voie atlantique, le Détroit de Gibraltar et la voie de l'Est. Ils font des escales pour se nourrir en renforçant leur réserve en graisse en doublant le poids de leur corps pendant la période pré migratoire. Certains oiseaux font en moyenne 200 à 300 km par jour. D'autres font trois à quatre jours sans escales avec une vitesse d'envol de 100 à 150 km. Par exemple, les cigognes noires, rapporte l'éco-guide Idrisssa Ndiaye, font 15 à 20 jours pour arriver à Djoudj en provenance de Belgique. Ce sont en tout 366 espèces qui vivent à Djoudj sur une superficie de 16 mille ha dont cinq mille ha de plans d'eau. Alors que toute l'Europe n'en compte que 500. D'où l'importance du site noté par l'éco-guide qui plaide en faveur d'une promotion vigoureuse pour tirer un meilleur profit de cette merveille nichée au Nord du Sénégal.

19 FEVRIER WAL FADJRI

 

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