Le Phare des Mamelles à Ouakam - Un signal unique sur le promontoire du Cap-Vert


A une altitude de 105 mètres, le Phare des Mamelles se dresse sur l'une des collines dont il porte le nom, bien en avant sur la presqu'île du Cap-Vert. Il a été construit en 1864 par les Français. Véritable point stratégique. Faisant face à l'Atlantique, le phare a pour rôle essentiel de guider les bateaux en pleine nuit, mais il sert aussi de repère aux avions qui s'approchent des pistes d'atterrissage de l'aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. Le Phare des Mamelles est également un pôle d'attraction touristique. Il offre une vue panoramique de presque toute la presqu'île du Cap-Vert.

Une route goudronnée permet d'accéder au sommet de l'une des collines des Mamelles où se dresse le phare du même nom. En haut, ce lieu entouré d'un mur blanc, est assez désert. On y pénètre par une grande porte en fer forgé et peint en noir qui contraste avec la couleur blanche des bâtiments tout autour. Les quelques bâtisses construites là abritent les familles du personnel qui entretient le phare. Un escalier métallique décrivant une boucle, permet de monter afin d'accéder, tout au sommet, au bâtiment abritant le Phare des Mamelles. L'intérieur est fascinant. Lorsque le phare est allumé, une lentille optique autour de la lampe fait une rotation régulière, à un intervalle de cinq secondes. Appelée lentille de « Fresnel », elle porte le nom de son fabricant : Alfred Fresnel, le physicien qui a créé ce jeu d'optiques utilisé pour les phares. Jadis, une grosse ampoule de 6000 watts éclairait le phare. Aujourd'hui, avec l'avancée technologique, une ampoule de 250 watts permet de donner suffisamment de lumière. De manière automatique, à 19 heures précise, le phare s'allume et s'éteint au lever du jour. On le couvre alors par un rideau bleu, assez épais, afin d'empêcher les rayons solaires de l'atteindre. Par contre, quand le phare tombe en panne, une lampe de secours est activée afin de continuer à guider, dans l'obscurité, les bateaux et les avions.

Un signal lumineux d'une portée de 29 miles

Le phare a une portée de 29 miles, c'est-à-dire 50 kilomètres, ce qui équivaut à la distance Dakar-Sébikotane. Le signal lumineux « blanc » du Phare des Mamelles permet aux navigateurs de se situer par rapport à la côte. On le distingue bien de celui du phare du Cap Manuel qui émet un signal « rouge ».

Le Phare des Mamelles est un pôle d'attraction touristique mais de moindre importance que le Monument de la Renaissance Africaine situé à quelques 500 mètres, sur l'autre colline des Mamelles. En effet, avec sa hauteur de 150 mètres, le Monument de la Renaissance Africaine est l'une des statues les plus hautes au monde. Dès lors, elle attire beaucoup plus de visiteurs que le phare.

Les visiteurs viennent voir le phare, mais le plus souvent, cela se passe entre le mois de Décembre et le mois Mars, lors de la saison touristique. Il y a également des élèves qui effectuent des visites au phare, dans le cadre des sorties pédagogiques. Mais le phare n'intéresse pas seulement les touristes car les militaires sont aussi régulièrement sur place pour des exercices de topographie.

A partir du phare, on a une vue panoramique de la ville de Dakar et de ses environs. Le regard s'étend jusqu'à la Pointe des Almadies, l'Ile des Serpents et l'île de Gorée.

Le phare reste un endroit agréable de détente. Son attitude permet de respirer un air pur et la nature verdoyante tout autour embellit le décor. Au pied du phare des Mamelles, il y a le village traditionnel lébou de Ouakam. Ses habitants s'adonnent périodiquement à des rituels traditionnels ou des manifestations culturelles, telles que le « ndeup ». A cette occasion, les prêtres des cultes pratiqués ici depuis des siècles, convergent vers la plage des Mamelles, au pied du phare, face à l'océan, pour faire leurs libations. Il semble que le génie du village (Rab bou Ouakam) réside dans cette zone et les ouakamois très attachés à leurs traditions ne manquent pas de lui offrir des sacrifices, en immolant des bœufs à certaines occasions, pour protéger le village. Placé sous la tutelle du Service de Sécurité Maritime du Sénégal, le phare des Mamelles dépend de la direction des Phares et Balises. Il joue un rôle indispensable dans le domaine maritime. A ce titre, il mérite d'être mieux connu, ne serait-ce que pour son intérêt historique et la vue incomparable du panorama dakarois qu'il offre.

Repères historiques

Le phare des Mamelles a perdu sa position dominante sur la presqu'île du Cap-Vert depuis la construction du Monument de la Renaissance africaine sur la seconde colline des Mamelles à Ouakam. Dressé au sommet de l'une des Mamelles sur ce bout de terre le plus avancé dans l'océan Atlantique, à l'extrême Ouest du continent africain, le phare assure toujours sa fonction de repère et de balise à la nuit tombée, pour les navigateurs de tous bords. S'il est resté plus d'un siècle le point le plus élevé, dominant le plateau dakarois dans un règne sans partage, il a désormais un concurrent depuis l'inauguration du Monument de la Renaissance africaine, le 3 avril 2010.
Construit en 1864 sur la plus imposante des deux collines des Mamelles culminant à 107 mètres, le phare est encore aujourd'hui un lieu de visite méconnu de nombreux dakarois. Une route goudronnée y mène sur les flancs de la colline. Les sportifs aiment éprouver leur condition physique en piquant un petit footing ou une marche forcée jusqu'en haut, avec en prime une bonne bouffée d'air pur, sans compter avec le beau panorama sur la ville. Mais voilà, le phare voit sa popularité concurrencée aujourd'hui par le célèbre monument de la Renaissance. Ce superbe ensemble sculptural en bronze et en cuivre, haut de 52 mètres, construit sur la deuxième Mamelle surplombe la presqu'île à une hauteur de 150 mètres.
Considéré comme l'une des plus grandes sculptures monumentales au monde, il fait lui-même sa publicité, avec son symbolisme de la Renaissance d'une Afrique sortie des entrailles de l'obscurantisme et tournée vers un futur confié aux mains de ses enfants.
Les aménagements de cet ensemble monumental en font aussi une place dont la découverte s'impose. Il sera bientôt impensable de séjourner à Dakar sans aller visiter le Monument de la Renaissance et ses expositions permanentes sur l'histoire de l'Afrique, ses diasporas et surtout profiter du panorama exceptionnel que l'on a sur la ville du haut de la statue.
Quoiqu'il en soit, on sera toujours rassuré quant au caractère éminemment utile de ces deux édifices. Ils sont tous deux rattachés à l'implantation et au développement de la ville de Dakar. Ils marquent ainsi le temps, comme des repères historiques dans la marche des hommes vers des lendemains meilleurs.

24 MARS 2012  LE SOLEIL

 

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