GESTION DURABLE DES AIRES PROTEGEES EN AFRIQUE DE L'OUEST - Un Besoin de près de 20 milliards de FCfa


Une table ronde pour le financement des Aires protégées en Afrique de l’Ouest a réuni les ministre de l'Environnement de la région à Dakar. Cette rencontre, à l'initiative de sept Etats de la région, est la première du genre depuis son annonce lors de la 10e  Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique (Cdb) en octobre 2010, à Nagoya (Japon). Elle a été un prétexte pour le ministre du Budget Abdoulaye Diop d'indiquer que  l'Afrique de l'Ouest a besoin de 30 millions d'euros, soit environ 20 milliards F Cfa, pour mettre en ouvre les actions prioritaires pour la conservation de la biodiversité et la protection et de gestion des aires protégées.

30 millions d'euros, soit environ 20 milliards de F Cfa, c'est le coût financier estimé par les experts des pays de la région pour la mise en oeuvre d'actions prioritaires contenues dans la "Manifestation d'intérêts conjointe déclinant les priorités de l'Afrique de l'Ouest" en matière de conservation et protection de la biodiversité et  gestion des airs protégées. Cette manifestation d'intérêt a été produite lors de l'atelier préparatoire ( tenue en avril dernier à Dakar) de la table ronde pour le financement des Aires protégées en Afrique de l’Ouest. C'est le ministre du Budget, Abdoulaye Diop qui en a fait la révélation hier, vendredi 27 mai, à Dakar, à l'ouverture de cette table ronde.  

Selon le ministre du Budget, le nombre d'aires protégées répertoriées par les Nations Unies a décuplé au cours des 40 dernières années. Leur superficie totale est passée de 2,4 millions de km2 en 1962 à plus de 20 millions en 2004. "Toutefois, les financements n'ont pas suivi le rythme de cette expansion. Des estimations récentes indiquent un déficit de financement total annuel de 1 à 1,7 milliard de dollars US. Une conséquence directe de l'insuffisance des investissements est souvent la dégradation progressive des ressources biologiques" a-t-il noté.

C'est pourquoi Abdoulaye Diop a exhorté "donc toutes les parties prenantes (Etats, partenaires techniques et financiers, organisations internationales de conservation et la société civile) à ne ménager aucun effort pour appuyer la mise en oeuvre du plan d'action contenu dans cette manifestation d'intérêt. Nous pouvons aller plus loin ensemble. Cela passe par la définition d'objectifs encore plus ambitieux, la forte mobilisation de tous les acteurs en vue d'assurer un financement durable des réseaux d'aires protégées (...), des ressources nationales et engagement ferme et ciblé de nos partenaires" a-t-il soutenu.  

D'ailleurs, a souligné Abdoulaye Diop, le Sénégal a déjà pris des mesures notamment la création de 33 réserves naturelles communautaires couvrant une superficie de 581 101 hectares (ha). Ce qui fait passer de 9 à 11,5% le taux de couverture du territoire national par les aires protégés entre 1999 et 2010. S'y ajoute la mise en place de 5 Aires marines protégées (Amp), la dotation de la quasi-totalité des aires protégés d'un plan d'aménagement et de gestion accompagnés d'un plan d'action quinquennal ou d'un plan d'affaire chiffré, le recrutement de 200 gestionnaires d'aires protégées au cours des 5 dernières années, l'allocation d'une enveloppe d'un milliard de F Cfa au programme de réhabilitation du Parc national de Niokolo Koba (6 milliards de F Cfa sont recherchés), l'augmentation de 50% des budgets alloués aux parcs et réserves.   

Ces actions se poursuivront par l'augmentation du taux de couverture des aires protégées, la finalisation et la mise en place d'une stratégie nationale de gestion des aires protégées et d'une stratégie spécifique sur les Amp et la promulgation de la loi sur la biodiversité et les aires protégées a promis le ministre.  

Cette première table ronde a réuni les ministres de l'Environnement du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée, Guinée Bissau, de la Mauritanie, de la Sierra Leone et du Sénégal. Elle a pour objectif de renforcer la coordination pour le financement de solutions en faveur des zones protégées dans la région, et de favoriser ainsi l’engagement des bailleurs de fonds dans l’appui à la gestion des aires protégées d’Afrique de l’Ouest, en particulier les éventuels nouveaux bailleurs de fonds de la sous-région.   

Elle va permettre à ces sept Etats et leurs partenaires au développement de présenter à la communauté des bailleurs de fonds internationaux les avancées majeures réalisées dans les pays en matière de protection de la biodiversité.  Les priorités présentées seront directement basées sur les priorités nationales et régionales concernant la création et la gestion efficace d’aires protégées  identifiées au niveau écologique et en matière de gestion et de financement. Elle est organisée par les sept Etats de la région en partenariat avec le Programme régional de conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm) et l’initiative Lifeweb de la Cdb.

28 MAI 2011 SUD QUOTIDIEN

 

Sénégal nature et culture en images


Photos du Sénégal proposées à tous ceux qui rêvent de ce beau pays. EcoPhotos

EcoVidéos


Vidéos du Sénégal proposées à tous ceux qui rêvent de ce beau pays. EcoVidéos
artdeco-h-328x140-2.jpg

EcoReportages

 

Ecotourisme : Niokolo Koba, à la découverte d’une riche réserve de biosphère

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a bouclé un séjour de quatre jours dans la région de T...

 

Le Sine-Saloum, l'univers de la mangrove et des bolongs

Du Sénégal, on évoque souvent Dakar la tumultueuse ou Saint-Louis la coloniale, n’oub...

 

LES DIVINITES COTIERES - Dans les antres sacrés des Lébous

Le long de la côte du Sénégal, de Saint-Louis à la Casamance, il existe des divinit...

EcoVidéos

Voir la Vidéo
Voir la Vidéo
Voir la Vidéo
Voir la Vidéo