Djoudj, un nid pour oiseaux migrateurs troisième parc ornithologique mondial


Troisième parc ornithologique mondial, le parc de Djoudj accueille diverses espèces d’oiseaux. Il y a exactement 366 espèces d’oiseaux. L’espèce dominante est le pélican blanc. Ces derniers viennent d’Europe et d’Afrique à la recherche de confort. Plongeon au cœur de cet univers à la fois exotique et pittoresque.

Situé à 60 km de Saint-Louis, le Parc national de Djoudj a été crée en 1971. Il s’étendait sur 12.000 ha. En 1976, il a été étendu à 16.000 ha. C’est le troisième parc ornithologique mondial. Derrière l’île de Galápagos et celle de Bonaventure.  Il a été jumelé à la réserve Carmat de France en 1978. Le parc a été aussi classé parmi les zones d’importances humides en 1977.  Il est aussi reconnu par la convention de Ramsar (Iran).

Avant son implantation, il a fallu déplacer sept villages, qui étaient aux environs. Et ce ne fut pas facile. C’est ce qu’explique Djiby Seye, coordonnateur du comité inter-villageois des sept villages de la périphérie de Djoudj. « Nous avons vécu des moments difficiles. Nous avons même connu des méthodes de répressions pendant les déplacements », se souvient-il. Ce n’est qu’en 1994, que tout est rentré dans l’ordre. La direction des parcs nationaux a initié une politique d’implication des populations. Pour les tirer de l’oisiveté, mais aussi contenir leur colère. «Il fallait que le fonctionnement du parc soit lié au développement du village», poursuit Pape Seye, guide touristique.

Le parc national de Djoudj est caractérisé par la diversité de ses espèces. Il y en a 366. Au total, on retrouve 3.000.000 d’individus dans le parc. L’espèce dominante, c’est le pélican blanc. La plupart d’entre eux sont des oiseaux migrateurs. Ce qui fait qu’on retrouve deux saisons dans le parc. Il y a des oiseaux qui quittent l’Europe pendant l’hiver à la recherche d’un climat plus clément. Et l’autre composante qui provient de l’Afrique. Ce qui fait que le parc de Djoudj est ouvert de novembre à mai. Mais le plus paradoxal chez ces pélicans, c’est qu’ils naissent noirs, mais grandissent blancs, explique notre guide touristique à bord d’une pirogue.

Pour arriver à Djoudj, ces pélicans traversent le désert du Sahara en diagonale avant d’atterrir. Mais durant le voyage, 40% d’entre eux meurt en cours de route. Du fait de la longue distance. Car durant tout le trajet, il n’y a pratiquement pas de points d’eau. Et il se trouve que Djoudj, est le seul point d’eau qu’ils trouvent une fois qu’ils décollent d’Europe.

« Djoudj, c’est en quelque sorte le paradis des oiseaux. En plus les conditions naturelles sont réunies pour leur épanouissement », informe Pape Seye. Dans ce parc, mystérieusement ou heureusement, il n’y a jamais eu de cas de grippe aviaire. Alors que la maladie a fait des ravages en Europe, ces dernières années.

La particularité de ces pélicans, c’est qu’ils font tous leurs mouvements ensemble. Tout est savamment orchestré, millimétré avec une précision époustouflante. Ils volent ensemble. Soit en ligne ou en V. Quand ils décollent, ils rangent leurs pattes derrière. Et pour atterrir, ils glissent leurs pattes devant. Il se dit même que ceux qui ont inventé l’avion, se sont inspirés du pélican, explique le guide touristique.

Outre les oiseaux, le parc abrite des phacochères. Ils sont les principaux prédateurs des pélicans. Et des gazelles dorcas. Il y aussi les crocodiles, les varans et les pythons. Pour les crocodiles, ils ne sont pas dangereux. En tout cas, c’est ce que le guide a laissé entendre. « Ce ne sont pas des caïmans ni des alligators », tente-t-il de rassurer. Néanmoins, ils peuvent faire mal. Mais c’est quasi exceptionnel. Idem pour le varan, qui dit-on a peur de l’homme.

07 AVRIL 2011 PAPA KEITA

 

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