PARC DE LA LANGUE DE BARBARIE - Réapparition de la tortue marine migratrice


Quatre sites de ponte de la tortue marine verte migratrice ont été repérés sur la plage du parc national de la Langue de Barbarie depuis 2008 à hauteur du village de Darou Salam.

Au cours d'une visite guidée de ces sites de reproduction organisée conjointement par les agents du parc, le coordonnateur du projet Gestion communautaire pour la conservation des aires protégées (COMPACT), le lieutenant Assane Kandji, adjoint au conservateur du parc, a précisé que ces tortues vertes qui mesurent 110 à 140 cm et pèsent 230 à 400 kg, présentent une carapace cordiforme, bombée antérieurement avec 4 paires de costales sans contact avec la nuchale, un plastron jaunâtre avec 4 inframarginales, une tête de taille moyenne avec un museau arrondi, un bec denticulé et une paire de préfrontale.

« C'est une espèce largement distribuée qui fréquente des milieux très variés selon l'âge. Essentiellement herbivores, elles peuvent capturer occasionnellement des mollusques, des crustacés et des méduses », a-t-il poursuivi.

Ayant une maturité sexuelle au-delà de 15 à 20 ans, son cycle de reproduction est généralement de 2, 3 ou 4 ans. Habituellement, elle peut effectuer, entre l'océan et les sites de ponte, 2 à 5 navettes par saison de 110 œufs en moyenne, logés dans des nids de 35 à 55 cm de profondeur. Sa durée d'incubation est de 48 à 70 jours.

Mobilisées derrière la présidente de leur Gie, Fatou Khole, les femmes bénéficiaires d'un programme de suivi écologique de ces tortues et de réhabilitation de l'îlot de reproduction des oiseaux migrateurs mis en œuvre depuis 2008 par le projet pour un coût global de 18 millions de FCfa, ont réitéré leur engagement « indéfectible » à poursuivre leur collaboration avec les agents du parc, les écogardes, les populations des villages environnants et autres partenaires, en vue de mieux protéger et conserver ces tortues marines qu'on espérait plus revoir sur la Langue de Barbarie. Très entreprenantes, elles n'hésitent pas à exhorter les pécheurs, moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes, à protéger ces tortues marines. Ces derniers sont souvent chargés d'indiquer aux agents du parc et aux écogardes les sites de ponte qu'ils ont repérés. 

Un site fragile

Créé en 1976 et couvrant une superficie de 2000 ha, le parc national de la Langue de Barbarie est un écosystème intercotidal fragile, assurant la protection d'un échantillon de cordon dunaire littoral situé au sud de la ville tricentenaire de Saint-Louis, dans la nouvelle communauté rurale de Ndiébéne Gandiole et à quelques encablures de l'embouchure du fleuve Sénégal. Les différents biotopes qui.composent ce parc sont l'embouchure (fermée depuis 2004), la frange maritime (lieu privilégié pour la ponte des tortues), la Langue de Barbarie située entre le fleuve et l'océan, l'îlot de reproduction des oiseaux d'eau, les lagunes du Douty et du Lawmar qui constituent la limite Est du parc, entre les villages de Mouit et de Mboumbaye, a expliqué Khatary Mbaye du projet Compact.

15 NOVEMBRE 2010 LE SOLEIL

 

Sénégal nature et culture en images


Photos du Sénégal proposées à tous ceux qui rêvent de ce beau pays. EcoPhotos

EcoVidéos


Vidéos du Sénégal proposées à tous ceux qui rêvent de ce beau pays. EcoVidéos
artdeco-h-328x140-2.jpg

EcoReportages

 

Ecotourisme : Niokolo Koba, à la découverte d’une riche réserve de biosphère

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a bouclé un séjour de quatre jours dans la région de T...

 

Le Sine-Saloum, l'univers de la mangrove et des bolongs

Du Sénégal, on évoque souvent Dakar la tumultueuse ou Saint-Louis la coloniale, n’oub...

 

LES DIVINITES COTIERES - Dans les antres sacrés des Lébous

Le long de la côte du Sénégal, de Saint-Louis à la Casamance, il existe des divinit...

EcoVidéos

Voir la Vidéo
Voir la Vidéo
Voir la Vidéo
Voir la Vidéo