Les Signares de Saint-Louis du Sénégal

Aux origines, les premières communautés européennes étaient exclusivement masculines. Aussi, très tôt se mirent-ils en ménage avec des femmes indigènes.

Les femmes étaient des africaines nobles «guêloware», l’équivalent de la noblesse française. Les Signares ne se mariaient jamais avec de simples matelots (Paul Loti en a souffert) mais avec des cadres bourgeois ou aristocrates français et anglais. Ces mariages étaient des mariages d’affaires conclus au départ entre un chef de village ou un roi africain et un commerçant européen (vers 1600 sur la petite côte).

Ce concubinage appelé "mariage à la mode du pays" durait le temps du séjour du conjoint européen. Il donna progressivement naissance à une communauté intermédiaire, celle des mulâtres.

Plus tard, ces enfants issus de ces mariages furent suffisamment nombreux pour que les mariage se fassent à 80% au sein de leurs petite communauté. C’est la raison pour laquelle Senghor parlait d’une Aristocratie mulâtre.
Ceux-ci occupent à partir du milieu du XIXe siècle des positions importantes dans l'administration et les affaires.

Les mulâtresses, appelées communément signares, réputées pour leur beauté envoûtante, héritèrent de ces unions de richesses importantes qu'elles firent fructifier habilement.
Certaines amassèrent des fortunes colossales et développèrent un art de vivre somptueux.
Entre coquetterie quotidienne, fêtes dominicales et entretien de suites grouillantes de petites captives richement parées, elles menèrent des vies de femmes fatales, cultivant à l'extrême la sensualité.

 

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